Marie Emma Perrot

Marie Emma PerrotÂge : 57 ans18681926

Nom
Marie Emma Perrot
Naissance 8 août 1868
Décès du pèreThomas Hubert Perrot
12 mars 1889 (Âge 20 ans)
MariageJules WeinlandAfficher cette famille
16 janvier 1890 (Âge 21 ans)
Profession
couturière, 21 ans
16 janvier 1890 (Âge 21 ans)
Naissance d’une fille
#1
Renée Paule Emilie Weinland
20 juin 1891 (Âge 22 ans)
Naissance d’un fils
#2
Georges Edmond Weinland
20 juin 1894 (Âge 25 ans)
Mariage d’un enfantAdolphe Louis Gabriel CuninRenée Paule Emilie WeinlandAfficher cette famille
29 juin 1922 (Âge 53 ans)
Décès 5 mars 1926 (Âge 57 ans) Âge: 57 ans
Cause du décès : assassinat
Famille avec les parents - Afficher cette famille
père
mère
elle
Marie Emma PerrotMarie Emma Perrot
Naissance : 8 août 1868Baccarat, 54, France
Décès : 5 mars 1926Saint-Maur, 94, France
Famille avec Jules Weinland - Afficher cette famille
mari
elle
Marie Emma PerrotMarie Emma Perrot
Naissance : 8 août 1868Baccarat, 54, France
Décès : 5 mars 1926Saint-Maur, 94, France
Mariage : 16 janvier 1890Nancy, 54, France
17 mois
fille
Blason de ParisRenée Paule Emilie Weinland
Naissance : 20 juin 1891 25 22Paris, 75, France
Décès : 19 juin 1975Mantes-la-Jolie, 78, France
3 ans
fils
Blason de ParisGeorges Edmond Weinland
Naissance : 20 juin 1894 28 25Paris, 75, France
Décès : 24 octobre 1957Créteil, 94, France

Décès tragique de Maria Emma Perrot

Le Gaulois

Deux commerçantes assassinées, l'une à Colombes, l'autre à Saint-Maur

(article du journal Le Gaulois, 06.03.1926)

            Une autre débitante de vins, Mme Weinland, âgée de 57 ans, établie 10, quai du Petit-Parc, à Saint-Maur, a été trouvée assassinée hier soir, vers sept heures, dans son débit.

            Le commissaire de police de Saint-Maur, avisé aussitôt, s'est rendu quai du Petit-Parc, où peu après venait le rejoindre M. Barthélémy, commissaire à la police judiciaire. Une enquête a été ouverte. On ignore jusqu'à présent les mobiles de ce crime.

 

Deux débitantes assassinées chez elles, l'une à Saint-Maur, l'autre à Colombes

(article du journal Le Matin, 06.03.1926)

            Hier soir, vers 18 heures, un jeune garçon épicier devant effectuer une livraison dans un restaurant des bords de la Marne, 10, quai du Petit-Parc, à Saint-Maur, fut surpris de trouver des traces de sang qui partaient de la porte et se continuaient jusqu'à l'arrière salle.

            Pénétrant dans cette pièce, le jeune homme découvrit aussitôt le cadavre ensanglanté de la débitante, Mme Marie Weiland, et courut immédiatement prévenir le commissaire de Saint-Maur qui vint procéder aux premières constatations.

            La malheureuse femme, âgée d'une cinquantaine d'années, avait été tuée de deux balles de pistolet automatique dont les douilles furent retrouvées dans la première salle du restaurant et qui l'avaient atteinte, l'une à la tête, l'autre à la colonne vertébrale.

            Arrivé peu après la première enquête, M. Barthélémy, commissaire divisionnaire, a fait saisir deux verres ayant contenu, l'un de la liqueur, l'autre du vin, qui pourront peut-être, aider à trouver les assassins.

            Le fils de la victime, M. Albert Weiland, qui devait se marier aujourd'hui, nous a fait les déclarations suivantes :

            - Ma pauvre maman a du être assassinée vers 13 heures, car on a découvert, toute prête à être allumée, la cuisinière qu'elle a coutume de mettre en service à 13h30.

            Le criminel, ou plutôt les criminels, devaient être connus d'elle, car la présence des deux verres semble prouver qu'ils se sont assis à la table à laquelle elle n'admettait, d'ordinaire, que ses parents ou ses amis.

 

 

A Saint-Maur

Est-ce le voyageur qui a tué à coups de revolver Mme Weinland

(article du journal Le Petit Journal, 06.03.1926)

            Presque à la même heure, un crime identique était découvert à Saint-Maur-les-Fossés, 10, quai du Petit-Parc. Là, sur les bords de la Marne, se trouvait un très coquet hôtel-restaurant, aménagé dans une maison haute de deux étages et tenu par M. et Mme Weinland. Le mari, entrepreneur de serrurerie à Paris, partait de chez lui le matin à 6 heures, tandis que sa femme, âgée de 57 ans, gérait l'établissement. Or, avant-hier, dans l'après-midi, un jeune homme de vingt-deux à vingt-trois ans, de taille moyenne, vêtu d'un complet de couleur foncée, se présentait à l'hôtel et demandait si on pouvait lui donner une chambre.

            - Je resterai ici quelques jours, dit-il, car j'ai affaire à Joinville.

            La chambre qu'il désirait lui fut donnée et le soir, ce personnage qui s'était inscrit sur le registre de police sous le nom de « Deschamps », dînait en compagnie de M. et de Mme Weinland.

            Après le repas, il monta se coucher et, hier matin, sans se méfier de rien, M. Weinland quitta Saint-Maur à 6 heures, laissant sa femme s'occuper de l'hôtel. Or, lorsque l'entrepreneur de serrurerie revint le soir, vers 7 heures, il fut brusquement abordé par un garçon épicier qui lui dit :

            - Vous êtes M. Weinland ? Venez donc jusque chez vous, car voilà un quart d'heure que j'appelle votre femme pour lui faire une livraison et elle ne répond pas.

            Fort surpris, le mari de l'hôtelière courut jusqu'à son établissement dont, contrairement à l'habitude, la porte était ouverte. M. Weinland appela à son tour sa femme et comme il ne recevait aucune réponse, angoissé, il se mit à la chercher. Il ne tarda pas à découvrir le cadavre de la malheureuse étendu à terre . Elle avait été tuée à coups de revolver et le corps, complètement froid, était déjà raidi. Le commissaire de police de Saint-Maur, prévenu, vint sur place pour commencer l'enquête, pour laquelle il fut bientôt secondé par MM. Barthélémy, Denois et Bethuel qui, aussitôt prévenus, étaient également venus à Saint-Maur.

Le crime avait été commis après le départ du mari

            On constata alors que le crime avait certainement été commis à la première heure du matin, car la salle principale du café n'avait pas encore été balayée et les chaises se trouvaient toujours sur les tables. Mme Weinland avait seulement commencé à préparer son feu dans la cuisinière, sur laquelle on retrouva encore le paquet de bois qui devait servir à allumer le charbon. C'est évidemment à ce moment qu'elle fut surprise par l'assassin et tuée de deux balles tirées derrière la tête.

            Qu'a-t-il volé ? On ne put l'établir, car Mme Weinland ne rendait aucun compte à son mari qui ignorait toujours le montant de l'argent qui se trouvait chez lui. Un coffre-fort placé dans une chambre au deuxième étage de la maison a certainement été visité par l'assassin car la porte en a été trouvée ouverte.

M. Peyre, juge d'instruction, a été chargé de suivre cette affaire dont l'enquête a été confiée au brigadier Ballera et à l'inspecteur Faure. L'inspecteur Campana est, de son côté, chargé du crime de Colombes.

Source: http://gallica.bnf.fr